Une nouvelle profession pour la santé de proximité

01 juillet 2020

Santé Formation

L’infirmière en pratique avancée pourra prendre en charge le patient d’après la conduite diagnostique et les choix thérapeutiques définis par le médecin référent.

L’infirmière en pratique avancée pourra prendre en charge le patient d’après la conduite diagnostique et les choix thérapeutiques définis par le médecin référent.

Le gouvernement a examiné un avant-projet de loi du pays qui propose d’inscrire la profession d’infirmier(ère) en pratique avancée dans le code de la santé publique applicable en Nouvelle-Calédonie. Objectif : élargir les responsabilités des infirmiers pour leur permettre de mieux suivre les patients atteints de pathologies chroniques.

Mise à mal par une pénurie de personnels soignants conjuguée à une augmentation des maladies chroniques, l’offre de soins en Nouvelle-Calédonie pourra bientôt s’appuyer sur une nouvelle profession, celle d’infirmier en pratique avancée (IPA). Titulaires du  diplômé d'État d’infirmier et forts d’au moins trois années d’expérience, ces professionnels de santé seront formés pendant deux ans (cours en présentiel et stages obligatoires) afin d’acquérir des compétences spécifiques. Ils exerceront par la suite sous leur propre responsabilité, mais dans le cadre de protocoles de prise en charge des patients définis par le médecin référent. Ils pourront, par exemple, effectuer des dépistages, des consultations, renouveler des ordonnances, réadapter des traitements ou encore prescrire des examens de biologie médicale.

 

Des infirmiers aux compétences élargies

 

Si ce texte est voté par le Congrès, « une première formation IPA qui portera sur la mention "pathologies chroniques" pourra être organisée cette année pour huit à dix infirmiers, explique Carole Perraudeau, qui suit ce dossier depuis deux ans au service de santé publique de la DASS. Elle sera dispensée localement, en collaboration avec l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), l’Institut de formation des professions sanitaires et sociales (IFPSS-NC) et une université métropolitaine. » Probablement celle de La Sorbonne, à Paris, qui est déjà partenaire de l’UNC dans le cadre de la première année commune des études de santé (PACES).

À l’issue de la formation, cette première promotion d’IPA permettra de répondre aux besoins de la neurologie, de la diabétologie, de la cardiologie et de la pneumologie. Un essai qui, s’il s’avère concluant, pourra être renouvelé avec une autre mention, celle des soins en psychiatrie, par exemple.