Le Conseil de la famille passe à l’action

15 mars 2018

Social Santé

Le Conseil calédonien de la famille comprend dix-sept membres issus des institutions et des associations du secteur. Le gouvernement y est également représenté par Hélène Iékawé.

Le Conseil calédonien de la famille comprend dix-sept membres issus des institutions et des associations du secteur. Le gouvernement y est également représenté par Hélène Iékawé.

Le premier Conseil calédonien de la famille s’est réuni le vendredi 9 mars. Sous la présidence du membre du gouvernement chargé de la politique familiale, Christopher Gygès, trois thématiques de travail prioritaires ont été définies : la petite enfance,  le « bien vieillir » et la protection de l’enfance.

Créé en août 2017, le Conseil calédonien de la famille (CCF) doit instaurer un espace de dialogue entre les différents partenaires de la politique familiale. Organe consultatif, il peut être aussi force de propositions ce qu’entend bien mettre en pratique son président, Christopher Gygès. « La volonté du gouvernement est de travailler en collaboration avec les représentants des collectivités, mais aussi et surtout avec les associations, pour faire du CCF une véritable instance d’action », a indiqué le membre du gouvernement.

Travail en commissions

Définis à la suite de nombreuses rencontres organisées ces derniers mois avec les acteurs de terrain, trois thèmes animeront les travaux du CCF en 2018 : la petite enfance, le « bien-vieillir » et la protection de l’enfance. « Les attentes sont fortes sur ces différents secteurs, c’est pourquoi trois commissions ont été créées. Elles se réuniront une fois par mois, voire à un rythme plus soutenu, dès avril. Le but est de proposer des mesures concrètes et parfois urgentes », a annoncé Christopher Gygès. Ainsi, le Conseil calédonien de la famille devrait être saisi rapidement sur la question de la prolongation de l’exonération de charges sociales pour les crèches. Cette mesure doit prendre fin au 31 décembre 2018, ce qui mettrait ces structures de garde en péril.

Un plan pour la protection de l’enfance

Le concept du « bien vieillir » couvre, quant à lui, plusieurs aspects : la vie sociale, la prévention, la préparation à la retraite, la reconnaissance d’un statut aux aidants familiaux, le maintien à domicile, etc.  « Il s’agit désormais d’ajouter de la vie aux années et de mettre en place une politique du "bien vieillir" en Nouvelle-Calédonie. Un travail extraordinaire est mené par les associations qui doivent être accompagnées par les collectivités. Une réflexion sera conduite au sein du conseil sur le rôle à leur donner », a précisé le membre du gouvernement. 

En ce qui concerne la protection de l’enfance, le CCF a l’ambition de bâtir un plan territorial qui abordera les nombreux sujets en lien avec cette thématique, comme le rôle et le statut des familles d’accueil, les dispositifs de protection des mineurs, la prévention et la répression de la délinquance dans le cadre familial, la parentalité, la déscolarisation, le handicap…

Les premiers rendus des commissions sont attendus pour la fin de l’année. Des points d’étape de l’avancée de leurs travaux seront présentés à l’occasion des prochaines séances plénières du conseil qui devraient se tenir trois à quatre fois par an.

Ils siègent au Conseil calédonien de la famille

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Joëlle Campot, directrice de l’Association calédonienne d’aide aux personnes âgées (ACAPA)
« Il y a eu beaucoup d’avancées sur la problématique de la vieillesse. Désormais, notre priorité est de sortir les personnes âgées de leur isolement. Notre association organise des activités et des animations, elle facilite leurs démarches administratives… L’objectif est qu’elles ne restent pas seules chez elles, de leur apporter du bien-être et une écoute. Nous faisons des actions pour pallier le manque de subventions, mais nous avons besoin que l’on nous donne des moyens pour fonctionner. »

 

 

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Claudia Jeandot, vice-présidente de l’Union des professionnels de la petite enfance (UPPE)
« Nous représentons une quarantaine de crèches agréées dont beaucoup sont en détresse. Nous attendons du Conseil de la famille la mise en place d’une véritable politique de la petite enfance et la mise à jour de la législation qui est obsolète. Deux audits ont déjà été réalisés pour notre secteur. Ils ont montré que nos structures ont besoin d’aides pour couvrir les besoins de fonctionnement. Nous avons une dizaine de pistes comme l’aide aux repas et au loyer, l’accès aux aides pour l’investissement ou encore l’aide journalière à laquelle les associations qui organisent des centres de loisirs ont droit. »

 

 

 

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Alain Grabias, président de l’Association pour la sauvegarde de l’enfance, de l’adolescence et des adultes de la province Nord (ASEA-PN)
« Nous gérons la maison de l’enfance de la côte Ouest qui accueille des mineurs en danger placés sur décision administrative ou sur ordonnance du juge des enfants. Ce n’est pas le Conseil calédonien de la famille qui va résoudre tous les problèmes, mais le secteur de la protection de l’enfance est en difficulté donc je me réjouis qu’il fasse partie des thématiques de travail du CCF. Nous devons travailler sur la planification des besoins, les lacunes réglementaires et la mise en place de références techniques. »