Une journée consacrée à la Famille

20 juillet 2017

Société

Valentine Eurisouké a participé aux réflexions sur la santé des familles loyaltiennes.

Valentine Eurisouké a participé aux réflexions sur la santé des familles loyaltiennes.

La province des Îles Loyauté a organisé les journées de la Famille, à Maré, du 7 au 9 juillet. Au programme : des projections de films, des activités culturelles et des ateliers de réflexion auxquels ont participé Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé, et le cabinet de Déwé Gorodey, pour le secteur de la condition féminine.

Après une première édition à Lifou en 2016, la journée provinciale de la famille a eu lieu cette année à Maré. Rendez-vous festif et culturel, cette manifestation s’inscrit dans la préparation du schéma de la famille de la province des Îles Loyauté. Un projet collaboratif qui repose sur des ateliers réunissant les acteurs politiques et sociaux de la province, ainsi que divers contributeurs. C’est à ce titre que Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé et du plan Do Kamo, a été conviée à l’atelier "Santé et bien-être des familles loyaltiennes". « La province des Îles est soucieuse d’aligner les recommandations de santé de son schéma familial aux objectifs du plan Do Kamo », indique Claude Gambey qui gère ce projet au gouvernement.

Pendant plusieurs heures, la membre du gouvernement, le maire de Maré, des conseillers municipaux, des pasteurs, des groupes de femmes et de jeunes, des coutumiers, et des représentants du secteur médical et de l’enseignement ont partagé leurs points de vue sur ce sujet. 

Alimentation et activité physique

Quatre thématiques, déclinées en actions concrètes, ont émergé de ces échanges. En premier lieu, l’amélioration de l’alimentation par le développement de projets pédagogiques et de jardins thérapeutiques, « afin de mettre à la portée de tous, les plantes qui soignent ou maintiennent en bonne santé : l’aloe vera pour les brûlures, les feuilles de corossol pour la varicelle, etc. », explique Claude Gambey. 

Le deuxième thème, cher au plan Do Kamo, portait sur la promotion de l’activité physique de loisirs. Parmi les idées retenues, des marches seront dorénavant organisées lors des grands événements (fêtes religieuses, culturelles, etc.).

L’amélioration de l’estime de soi – « Les suicides de jeunes, filles et garçons, sont également bien présents aux îles », rappelle le chef de projet Do Kamo – et la cohésion sociale ont constitué les deux dernières thématiques de l’atelier. Il a été proposé de multiplier les points d’écoute, de former les acteurs et de définir des responsabilités claires pour chacun, au sein des tribus.

Faire écho au plan Do Kamo

« Ces échanges ont été constructifs, résume Valentine Eurisouké. Ils ont permis de dessiner des projets concrets réalisables, de recueillir des idées qui pourront enrichir le plan Do Kamo, et de constater que les thématiques dégagées font bien écho aux grands objectifs de Do Kamo : responsabiliser les personnes face à l’alimentation, promouvoir l’activité physique, renforcer les compétences psychosociales et développer la cohésion sociale. » Une résonnance de sujets qui indique également que le plan Do Kamo, qui sera présenté en septembre, est sur la bonne voie.

 

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Les ateliers ont rassemblé des personnes d’horizons variés.

 

 

 

 

 

Pour l’épanouissement de l’enfant

Rolande Trolue, conseillère à la condition féminine auprès de Déwé Gorodey, membre du gouvernement en charge de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté, a, quant à elle, participé à l’atelier intitulé "L’épanouissement de l’enfant". Les échanges ont porté sur la responsabilisation des parents, l’accompagnement scolaire à la maison, la transmission des valeurs, le partage équitable des rôles dans la famille, la qualité des relations au sein de la famille et la monoparentalité.

« Il est important de discuter de toutes ces questions entre hommes et femmes et de chercher ensemble des solutions pour l’épanouissement des enfants et de la famille face aux mutations rapides que connaissent nos sociétés, avec tous les défis que cela comporte, indique Rolande Trolue. Nous devons faire de nos familles des espaces d’éducation, d’affection, de sécurité et d’épanouissement pour tous leurs membres, en particulier pour les enfants. C’est la conjugaison des efforts des institutions et de la société civile qui permettra de préserver les familles des menaces qui pèsent sur elles, aux plans culturel, social et économique. »

La conseillère a également insisté sur le rôle majeur des femmes dans l’éducation des enfants en faveur de l’élimination des stéréotypes sexistes et des principes d’égalité entre les filles et les garçons, dès le plus jeune âge.

 

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Rolande Trolue, conseillère à la condition féminine.