Do Kamo en phase avec l’OMS

20 octobre 2017

Do Kamo

Pour la deuxième fois, la Nouvelle-Calédonie a siégé au sein du comité régional, aux côtés de la France, représentée par Anne Rouault, attachée scientifique à l’ambassade de France à Canberra.

Pour la deuxième fois, la Nouvelle-Calédonie a siégé au sein du comité régional, aux côtés de la France, représentée par Anne Rouault, attachée scientifique à l’ambassade de France à Canberra.

Valentine Eurisouké, en charge de la santé au gouvernement, a participé du 9 au 13 octobre à Brisbane à la 68e session du comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour le Pacifique occidental, avec Claude Gambey, chef de projet Do Kamo, et Jean-Paul Grangeon, directeur adjoint de la DASS. Retour sur des travaux qui ont démontré la bonne adéquation du plan Do Kamo à la plupart des objectifs fixés par l’OMS.

Pour la deuxième fois depuis octobre 2016, date à laquelle elle est devenue officiellement titulaire d’un siège avec voix consultative – non délibérative – au sein du comité régional du Pacifique occidental de l’OMS, la Nouvelle-Calédonie a participé aux travaux de cette instance. « C’est l’occasion pour des ministres de la santé de pays allant de Niue (1 500 habitants) à la Chine (1,4 milliard de personnes) d’échanger, de partager leurs expériences, leurs difficultés ou leurs réussites, de rencontrer, sur chacun des thèmes abordés, des spécialistes venus de Genève, et d’obtenir les dernières orientations de l’OMS dans différents domaines », indique Jean-Paul Grangeon, directeur adjoint des Affaires sanitaires et sociales (DASS).

Sous l’égide du Dr Shin Young-soo (Corée du Sud), directeur régional pour le Pacifique occidental, la 68e session du comité régional a porté sur de nombreux points : la vaccination (rougeole, rubéole…), la protection des enfants contre certains produits alimentaires (6,2 millions des moins de 5 ans sont en surpoids ou obèses dans la région), la promotion de la santé dans le développement durable, le financement du système de santé (dans un contexte de diminution de l’aide des bailleurs de fonds extérieurs), le cadre réglementaire des professionnels de santé et du médicament, la sécurité alimentaire (125 millions de personnes sont tombées malades en 2015, et plus de 50 000 en sont mortes, après avoir consommé des aliments insalubres), les maladies émergentes, celles liées au changement climatique, la santé et le genre, etc.

Par la voix de Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge de la santé, la Nouvelle-Calédonie est intervenue, sur chacune des thématiques ou presque. « Des prises de parole particulièrement appréciées, témoigne le Dr Grangeon. Nous avons la chance de bénéficier d’un système sanitaire performant – en matière de vaccination, de réglementation des professionnels de santé et du médicament, etc. – qui répond souvent au cadre fixé par l’OMS, ce qui intéresse des pays aux problèmes sanitaires ou situations épidémiologiques comparables aux nôtres ».

Réglementer la médecine traditionnelle ?

Entre deux résolutions invitant les États membres à élaborer des plans d'actions nationaux et à mettre en œuvre des mesures prioritaires, tout en renforçant la coopération régionale, il a aussi été question de médecine traditionnelle. Des pays comme la Corée du Sud, la Chine, le Japon ou le Vietnam l’ont déjà encadrée.  « Nous pourrions nous inspirer de ces expériences pour travailler sur une réglementation, et nous ouvrir à d’autres formes de médecine que la médecine conventionnelle », explique Valentine Eurisouké. Plusieurs pays ou territoires du Pacifique occidental se montrent intéressés et ont requis l’aide de l’OMS. Le comité régional a voté en ce sens une résolution demandant au directeur régional de « faciliter les discussions avec les États membres sur l’élaboration de systèmes de réglementation pour la médecine traditionnelle et, le cas échéant, sur son intégration dans les systèmes de santé ».

La délégation calédonienne, qui a également visité le Queensland Institute of Medical Research, « en vue d’établir des liens en matière de recherche biomédicale, entomologique et de santé publique », revient très satisfaite de Brisbane. « La plupart des thèmes abordés entraient parfaitement dans le cadre et la logique de Do Kamo, se félicite Claude Gambey. Ce qui tend à démontrer que notre plan de santé est vraiment en adéquation avec les objectifs de l’OMS et les résolutions que celle-ci prend pour l’amélioration de la santé des populations ».

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Les ministres de la santé des îles du Pacifique réunis autour du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général (éthiopien) de l’OMS.

 

 

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Le prochain comité se tiendra en octobre 2018 à Manille, aux Philippines, comme en 2016.

 

 

Les 37 États et Territoires du Pacifique occidental

L’Organisation mondiale de la santé (World Health Organization, OMS) siège à Genève (Suisse) et compte 194 États membres, six bureaux régionaux et plus de 150 bureaux de pays à travers le monde. Chaque région est dotée de son propre comité régional, composé des ministres de la santé et de hauts fonctionnaires. Dans le Pacifique occidental, le comité se réunit à Manille tous les deux ans et dans un autre pays membre entre les deux. Les 37 États et Territoires de la région du Pacifique occidental sont : Australie, Brunei, Cambodge, Chine, États fédérés de Micronésie, Fidji, Guam, Hong Kong, Cook, Mariannes septentrionales, Marshall, Salomon, Japon, Kiribati, Macao, Malaisie, Mongolie, Nauru, Niue, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Palaos, Papouasie- Nouvelle-Guinée, Philippines, Pitcairn, Polynésie française, Corée du Sud, Laos, Samoa, Samoa américaines, Singapour, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Vietnam, Wallis-et-Futuna.