Faire rimer loisirs et handicap

Richard Fournier, président du collectif Handicaps, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge notamment du handicap, et Séverine Evain-Bretesché, responsable du conseil du handicap et de la dépendance.

Richard Fournier, président du collectif Handicaps, Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge notamment du handicap, et Séverine Evain-Bretesché, responsable du conseil du handicap et de la dépendance.

Le gouvernement lance un appel à projets auprès des collectivités publiques. Baptisé Handi’loisirs, il a pour objectif de soutenir les aménagements destinés aux personnes en situation de handicap pour favoriser leur accès aux loisirs et à la culture. 

Si aller à la plage ou jouer au parc sont des loisirs facilement accessibles pour la plupart d’entre nous, ils relèvent souvent de l’impossible pour les 5 840 adultes et 1 300 enfants reconnus handicapés en Nouvelle-Calédonie. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de lancer un appel à projets auprès des collectivités (communes, syndicats de communes, provinces et établissements publics) afin de les inciter à développer de nouveaux aménagements qui facilitent l’accès aux loisirs et à la culture pour les personnes en situation de handicap.

Baptisé Handi’loisirs et doté d’une enveloppe de 50 millions de francs, cet appel à projets est une première en Nouvelle-Calédonie. « Favoriser l’accès aux loisirs et à la culture permet aussi une meilleure intégration sociale des personnes en situation de handicap », souligne Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge notamment du handicap. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du Schéma Directeur du Handicap et de la Dépendance, doit ainsi créer davantage d’échanges entre les gens, pour une société plus inclusive. 

Des équipements utiles à tous

« C’est un premier pas, continue la membre du gouvernement. L’idée est de donner l’impulsion pour faire en sorte que les besoins spécifiques, et peu exprimés, liés au handicap, soient naturellement  pris en compte par les collectivités dans leurs choix d’aménagement. Une structure de jeux en plein air adaptée aux enfants en situation de handicap, par exemple, n’est pas plus chère à l’achat ni à l’entretien, qu’une structure non adaptée. Mais elle aura l’avantage de pouvoir profiter à tous… »

Les collectivités publiques recevront un dossier de candidature dans les prochains jours. Elles auront jusqu’au 17 novembre pour le remettre auprès du Conseil du handicap et de la dépendance. Les projets retenus pourront bénéficier d’une aide représentant jusqu’à 80 % de leur budget, dans la limite de 5 millions de francs par projet.

Plusieurs dossiers d’une même collectivité pourront être retenus et les partenariats avec des associations, par exemple, sont fortement encouragés. Avis à toutes les bonnes idées…