Alerte aux sites de jeux dangereux

30 juillet 2018

Prévention Santé

Actualité sur les jeux dangereux

Depuis quelque temps, des messages sont diffusés sur les réseaux sociaux faisant référence à des sites de jeux dangereux. Ces sites invitent des personnes à adopter des conduites à risques, et même à se donner la mort.

En réponse à ces messages particulièrement intolérables, la DASS souhaite apporter quelques conseils utiles aux parents inquiets, qui pourront les guider dans leurs échanges avec leurs enfants.

La famille joue un rôle éducatif primordial. Elle contribue en premier lieu à la construction que les enfants se font du monde qui les entoure. Savoir aborder ouvertement divers thèmes, même délicats, avec calme et sans jugement, est un bon moyen de vérifier le degré de compréhension de vos enfants sur tel ou tel sujet et de les aider à acquérir des connaissances à la fois sur les risques, mais aussi sur les moyens qui contribueront à leur sécurité quotidienne.  

 

Bien entendu, l’objectif n’est pas de donner une visibilité accrue au phénomène des jeux dangereux ni d’identifier ces sites, mais bien de partager quelques pistes utiles destinées à accompagner les parents.

 

 

Questions permettant d’engager un dialogue avec votre enfant

  • Qu’est-ce que tu connais de (inclure le sujet à aborder) ?
  • Que penses-tu de ce sujet ?
  • Quelles sont les questions qui te viennent à l’esprit sur ce sujet ?

 

Entretenir un échange constructif et sans jugement

Évoquez avec votre enfant ce qu'il connait de ce sujet. Ce dialogue est source de confiance.

 

Au quotidien

Le dialogue est indispensable et il permet d’expliquer sans juger les conséquences négatives, voire dangereuses de ces jeux.

 

À quoi être attentif, en tant que parent ?

Les signes pouvant indiquer qu’un enfant s'adonne à ces jeux dangereux, et auxquels il faut être très vigilant, sont les suivants :

  • Grande fatigue, nuits blanches
  • Communication inhabituelle sur les réseaux sociaux, publications de contenus morbides ou faisant état de conduites à risques
  • Isolement
  • Moment de silence
  • Tristesse
  • Anxiété
  • Traces de blessures inexpliquées
  • Fascination pour la mort, pour les films morbides et les musiques tristes...

 

Si votre jeune présente un intérêt pour ces sites et ces conduites à risques, invitez-le à expliquer quels sont leurs effets sur son bien-être et sa sécurité.

 

Que faire en tant que parent ?

  • En fonction de la réponse obtenue, demandez-lui ce qu’il peut faire pour se sentir bien, en sécurité. Donnez-lui le temps d’identifier ses propres solutions qui l’aident à se sentir bien. (Exemples : aller à la pêche, écouter de la musique, faire un sport…). Il est toujours plus constructif de l’amener à identifier d’abord ses propres solutions, même si on peut compléter par la suite.Valorisez tous les éléments protecteurs et de bien-être qu’il aura identifiés.
  • Invitez-le également à identifier et nommer les personnes de confiance avec qui il peut parler en cas de besoin (jeunes ou moins jeunes).
  • Vérifiez auprès de lui si cet intérêt ne cache pas un appel à l’aide
  • Ecoutez, sans juger
  • Privilégiez des attitudes positives de résolution de problèmes
  • Faites en sorte que l’utilisation d’internet se tienne dans un espace familial commun.

 

Si votre enfant vit des difficultés et qu’il vous inquiète, ne restez pas seul et allez chercher de l’aide. Vous pouvez notamment appeler gratuitement (même si vous n’avez plus d’unité) et anonymement, SOS écoute 05  30 30,  consulter votre médecin ou un professionnel attentif  qui vous soutiendra.

 

 

 

Source 

Suzanne Devlin, coordonnatrice du schéma de santé mentale de la direction des Affaires sanitaires et sociales de la Nouvelle-Calédonie, suzanne.devlin@gouv.nc,  Tél. : 73 99 92