La lutte anti-vectorielle

La lutte anti-vectorielle comprend la lutte et la protection contre les vecteurs d’agents pathogènes à l’homme (moustiques, rats…) et leur surveillance.

Elle inclut la lutte chimique, la lutte biologique, l’action sur l’environnement, l’éducation sanitaire, la mobilisation sociale et l’évaluation permanente de toutes ces méthodes. Son objectif est de minimiser les risques d’endémisation (installation durable d’une maladie dans une région) ou d’épidémisation, de diminuer la transmission d’agents pathogènes par des vecteurs et de gérer les épidémies de maladies à vecteur.

Les risques sanitaires

Depuis de nombreuses années, la Nouvelle-Calédonie est confrontée à des épidémies de dengue et depuis peu, de chikungunya et de zika. Ces arboviroses (lien hypertexte) sont un problème de santé publique majeur, tout comme la leptospirose (lien hypertexte) dont le taux d’incidence est élevé (plusieurs dizaines de cas recensés chaque année).

Il est impératif de mettre en place toutes les mesures susceptibles d’enrayer le développement de ces maladies à déclaration obligatoire (lien hypertexte).

Les actions menées

La DASS évalue le risque épidémique tout au long de l’année et coordonne les actions de lutte contre les maladies à transmission vectorielle afin de réduire le risque épidémique.

En matière de lutte anti-vectorielle ses missions sont les suivantes :

  • définition de la stratégie de lutte et rédaction de la réglementation ;
  • information, éducation et communication vers le grand public ;
  • coordination des acteurs ;
  • gestion en cas de crise ;
  • support/appui aux partenaires ;
  • financement/suivi de programmes de recherche ;
  • veille réglementaire ;
  • contrôle sanitaire aux frontières ;
  • organisation et tenue des comités de lutte contre les arboviroses ;
  • élaboration d’un plan de lutte contre les arboviroses en Nouvelle-Calédonie qui définit la réponse à mettre en œuvre par chaque acteur et les moyens déployés selon l’évolution de la situation épidémiologique ;
  • réalisation d’un guide technique municipal de lutte contre les arboviroses ;
  • rencontre des communes pour un point annuel (arboviroses et leptospirose) ;
  • formation des agents techniques municipaux sur les méthodes.

 

Risque épidémique
Réglementation

D'après la loi organique, la Nouvelle-Calédonie est compétente pour édicter la réglementation générale relative à la lutte anti‑vectorielle, sur le fondement de sa compétence en matière d’hygiène publique et de santé.

Loi n° 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie, JORF du 21 mars 1999 (article 22-4)

D’après le code des communes, le maire est compétent pour prendre localement les mesures nécessaires pour prévenir et pour faire cesser, dans les conditions définies par la jurisprudence, les maladies épidémiques.

Code des communes (article L. 131-2)